POINT DE VUE. La méchanceté est à la mode
Pour Catherine Grangeard, psychanalyste et autrice, la vraie vie s’oppose aux dominations qui écrasent et ne reposent que sur la peur. Car la peur et la haine sont les deux côtés de la même médaille.
En ce 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes...
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https://www.ouest-france.fr/societe/egalite-hommes-femmes/point-de-vue-la-mechancete-est-a-la-mode-f00ccefa-4bc3-11ec-8468-6593778b450f
extrait du début :En ces temps où la méchanceté est à la mode, cet automne où les invectives fleurissent au rythme où les feuilles tombent, arrive le 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes. Occasion à saisir pour repérer et dénoncer encore et encore toutes les violences spécifiques à l’encontre des femmes, violences qui constituent le terreau de divers passages à l’acte… Sans oublier de commencer par célébrer la Sainte Catherine : celle qui brille par son intelligence, sa culture et résiste à l’empereur quand il la veut pour concubine. Catherine en meurt après avoir réussi à convertir celles et ceux qui l’écoutent.
En mémoire à cette violence millénaire, le 25 novembre est donc dédié à la lutte contre toutes les violences qu’elles soient symboliques, psychologiques, physiques, sexuelles sans oublier les violences économiques que les femmes subissent. Quand on pense que cette date a longtemps été dévoyée pour marier les femmes de 25 ans, les Catherinettes, ces pauvrettes sans maris ! Quelle violence terrible que de considérer une femme uniquement au regard de son statut matrimonial ! Cela signifie peut-être qu’elle ne saurait exister sans homme. En revanche, si cela voulait dire qu’il est mieux de vivre une vie riche sous tous les plans, y compris sexuel et amoureux, évidemment c’est autre chose… En ce cas, nous applaudissons et souhaitons savoir quelle est la date équivalente pour les Jules…
La violence se discipline
Toute vie en société exige de canaliser ses mouvements internes, par tous les moyens, y compris avec humour. L’enfer, c’est les autres, dit-on. En général, on achève sa phrase dans un soupir, mais sans les autres, quel enfer !
Au fond pour vivre, il n’y a pas d’autre choix que de se supporter, soi-même et les uns les autres.
(...)
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