Sécurité intérieure. Peur, angoisse et cauchemar... Confinement J 21
CONFINEMENT : J 21
Préserver notre santé mentale
Le sentiment de relative sécurité s’est évanoui.
Là où les seuls hypocondriaques tremblaient, le COVID
réussit l’exploit de regrouper l’humanité.
Que ce soit pour soi ou pour les autres, les peurs
se justifient. Deviennent réalistes des craintes folles comme attraper un
virus, être malade et mourir demain.
Des symptômes parlent d’eux-mêmes, comme pour en
attester, les insomnies se multiplient et les cauchemars.
Les fantasmes de destruction du monde ne
relèvent plus uniquement de la science-fiction ou de collapsologues
jusqu’au-boutistes.
Les angoissés seraient-ils les derniers Sages ?
Peut-être, peut-être pas… La peur se justifie
concrètement. La peur a un objet. La peur nous ramène à la réalité. La peur se
dompte, malgré elle on réussit à monter sur scène, surmonter sa trouille et
avancer.
L’angoisse reste sans objet précis. L’angoisse vient du dedans,
elle est liée à nos désirs, nos pulsions et à notre condition humaine,
existentielle. L’angoisse fige. L’angoisse ne se dépasse pas : elle est
profondément humaine.
Revenons aux hypocondriaques, ceux qui
tremblent à l’idée de la maladie. L’idée de la chose les terrasse.
L’imagination est pire que la réalité. Face aux maladies, ils relèvent en
général le défi. Par rapport à l’angoisse interne, l’épreuve est moins terrible.
L’espoir fait vivre.
Savez-vous que 10% d’une population suffit pour changer la norme sociale et
entraîner la majorité silencieuse ? 10%, c’est le tipping point anglosaxon,
le point de bascule en bon français. 10%, ce n’est pas énorme…
Je ne sais pas mesurer le tipping point mais je sais qu’il n’est pas
nécessaire d’avoir vaincu toutes ses résistances pour se mettre en mouvement.
Je sais aussi que les résistances, c’est le travail psychique. Les faire
fléchir, les dépasser, c’est le travail thérapeutique. Le conflit interne n’est
pas une exception, c’est le monde psychique.
Le tipping
point psychique, un objectif à 10%
est tout à fait accessible pour l’après-confinement, en soi, pour soi et les
autres. Le pire qui pourrait nous arriver serait de reprendre la vie là où on
l’a laissée, comme si rien ne s’était passé. Comme si de la leçon aucun fruit
n’était récolté. Comme si on avait peur de mettre en œuvre les solutions
compliquées qui s’imposent. On n’aime pas le changement. Il
fait peur. La tentation du comme avant ne peut pas ne pas se
présenter. Obligatoirement, l’envie de recommencer sans tout bousculer émerge
toujours. Mais, la peur est mauvaise conseillère. L’angoisse peut ne pas
être totalement guérie sans pour autant nous laisser paralysés… Ce serait très
sage.
Sécurité intérieure. Peur, angoisse et cauchemar... Confinement J 21
Reviewed by grangeard
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avril 06, 2020
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